CONFLITS ET BATAILLES DE L'HUMANITE
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  Charles Martel



EUROPE OCCIDENTALE


Haut Moyen Age

La bataille de la Berre 737



Situation en 737

La bataille


La situation en 737


Charles Martel qui est le quasi souverain de la Francie (Austrasie et Neustrie), a profité de l'offensive d'Abd er Rahman en 732 pour faire du maître du sud de la Gaule, Eudes d'Aquitaine, son vassal. Après sa victoire à Poitiers, il décide de chasser les Arabo-Berbères au delà des Pyrénées et en particulier de la Septimanie (région qui correspond à notre Languedoc actuel). En effet depuis 719, Narbonne et la Septimanie sont pourvues de garnisons arabo-berbères et beaucoup de fonctionnaires wisigoths sont restés en fonction. Cette région est aussi appelée la Gothie. C'est de là qu'en 721, une armée puissante à fait le siège de Toulouse et que Eudes à vaincu autour des murs de la ville. Mais en 730, Avignon est tombé aux mains des Arabo-Berbères et ils savent emprunter le couloir du Rhône pour aller en expédition de pillage jusqu'à Sens ou Autun.

Mais en Provence, le duc Mauronte semble complice des avancées arabo-berbères. Charles Martel vient de s'allier avec les Lombards dont le roi Liutprand craint que ces nouveaux venus passent de la Provence à l'Italie ! Et pendant que son demi-frère Childebrand aidé par les Lombards remporte une victoire décisive contre le duc de Provence, Charles Martel assiège Narbonne. Et l'émir de Cordoue envoie une armée commandée par Umar ibn Chalid, pour défendre Narbonne, mais pour aller plus vite, le matériel et le ravitaillement sont transportés parbâteaux avec l'adjoint d'Umar tandis que les cavaliers viennent par la terre. Mais quand la flotte arrive au port, l'adjoint d'Umar s'aperçoit que les installations des assiégeants l'empêchent de passer. Il fait demi-tour et cherche un lieu pour débarquer. Connaissant les abords de Narbonne, il se dirige vers la Berre pour disposer d'un plateau de grande surface pour accueillir la cavalerie et disposant d'eau fraîche. L'armée d'Umar, repérable à cause de la poussière, s'approche. Charles Martel est renseigné par les guetteurs qu'il a disposés au sud de Narbonne. Sachant qu'il est ingrat de combattre sur deux fronts, il laisse une partie de son armée continuer le siège de Narbonne et part avec le reste à la rencontre de l'armée de secours d'Umar.


La bataille

Pour ne pas être repéré par les Arabo-Berbères, Charles Martel, guidé par les villageois à travers les Corbières, prend un chemin qui lui permet d'être dissimulé et réussit à surprendre Umar vers l'étang de Bagès-Sigean, à l'embouchure de la Berre, avant sa jonction avec les bâteaux. Les soldats d'Umar ne voyant pas d'ennemis, se montrent discrets et font peu de reconnaissances. Puis en attendant le rendez-vous avec l'adjoint d'Umar, ils se reposent. Les Francs arrivent brusquement et les Arabo-Berbères résistent au premier assaut. Puis après la mort de leur chef Umar, ils cèdent et battent en retraite. Les Francs les suivent et les pertes chez les Arabo-Berbères s'accumulent. Certains voient les bâteaux arriver, ils se dirigent vers eux. Les Francs, montés sur les bâteaux des pêcheurs, les poursuivent et en tuent un grand nombre. L'arrivée de la flotte, loin d'être un frein pour l'attaque franque est un facteur de désordre pour les Arabo-Berbères qui débarquent hommes et matériel.

Prenons le texte de Frédégaire :
"Sur cette voie encaissée, les Francs échappent aux regards des guetteurs arabes apostés tout près de la voie Domitienne. Karl (Charles Martel) atteint le village de Portel, d'où sort une route qui longe la Berre et conduit à la Mer. A Villefalse où existe un palais, il passe la rivière à gué et arrive au contact de l'ennemi en plein désarroi. Les adversaires se sauvèrent et beaucoup se noyèrent, ils furent tous exterminés. La mer se teinta au loin de leur sang".

L'anonyme de Cordoue est encore plus bref :

il compare "la masse des guerriers de Karl à un rempart de glace… Omar confiant dans la qualité de sa position n'avait pris aucune précaution particulière".
 
On peut se représenter les Francs pénétrant parmi les cavaliers au repos, couverts de métal, frappant et tuant d'un coup alors que leurs adversaires ne peuvent entamer leurs protections. Ils n'ont d'autre choix que la fuite ! Vers les bâteaux qui arrivent et la noyade pour beaucoup ou dans les ravins autour.

La bataille est terminée, les Francs récupèrent un important butin, et de nombreux prisonniers.

Conséquences de la bataille

C'est fini les tentatives de s'implanter au Nord de Pyrénées, même si Narbonne restera sous domination arabo-berbère jusqu'au règne de Pépin le Bref en 759. C'est sans doute pour celà que cette bataille est peu connue.





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