| CONFLITS ET BATAILLES DE L'HUMANITÉ |
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AFRIQUE / Afrique du Nord / EGYPTE | Megiddo Kadesh Raphia Actium |
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Les batailles de l'Egypte antique |
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Première bataille relatée et première
campagne du pharaon Thoutmosis III, qui,
à la tête d'une armée égyptienne, part
réprimer une rébellion palestinienne soutenue par les
Syriens. Le roi de la ville syrienne de Kadesh a reçu des
troupes des tribus du Nord. Il rassemble l'armée de la coalition
à Megiddo, endroit stratégique qui lui permet de
contrôler le défilé menant à la plaine
d'Esdraelon, et il se prépare à lancer une grande
offensive contre l'Egypte. Thoutmosis n'attend pas l'attaque des
rebelles mais il se porte en avant pour écraser la
révolte à Megiddo. Il a recruté des paysans par
milliers et l'armée égyptienne forte de 10 000 guerriers,
part de Memphis vers la forteresse de Tjaru (actuellement El Kantara)
et atteint Gaza en 11 jours, et marche ensuite sur Yehem en autres 10
jours. Thoutmosis décide de prendre parmi 3 itinéraires,
le plus direct mais le plus propice aux embuscades qui passe par le
défilé d'Arouna et il marche à la tête de
son armée pendant 12 heures mais il n'y a pas d'embuscade, le
roi de Kadesh l'attend sur la route du Sud.
Carte de l'Egypte et des principaux sites de la Palestine (Wikipedia)
Thoutmosis est devant la cité de Megiddo et face à la coalition. Il déploie ses hommes en trois "corps" et, à l'aube, lance une attaque foudroyante. A signaler l'apparition des archers sur les chars. On retient aussi pour cette bataille le nom du Ruisseau de Quinnah. Les rebelles sont écrasés et trouvent refuge dans la forteresse de Megiddo. Les Egyptiens, qui pouvaient remporter une victoire définitive sur leurs adversaires, s'arrêtent pour piller le camp ennemi. Thoutmosis prit la forteresse de Megiddo après un siège de sept mois. Il n'y a que 340 prisonniers et 83 tués ce qui montre l'importance de la bataille! Mais tous les princes de la région se soumettent. Les vaincus fournissent à Thoutmosis un tribut en chars (924 selon les Egyptiens) et en blé et livrent des enfants en signe de soumission. C'est la première bataille rapportée dans l'histoire.

Ramses II sur son char
Kadesh ou Qadesh
ou Qades, vers -1275 - Nouvel Empire
Kadesh, actuellement Tell Nabi Mend près de la ville d'Homs sur l'Oronte, en Syrie, est un enjeu important dans les conflits qui opposent les Egyptiens aux Hittites pour la domination du couloir syrien. Le terrain est montagneux. Thoutmosis III y battit les Mitanniens, assiégea plusieurs fois Kadesh, et la prit vers -1474.
Cette bataille de Kadesh (aujourd'hui Tell Nébri Mend) est la toute première bataille de l'histoire dont les tactiques sont connues et c'est la plus grande bataille de chars de l' antiquité.
Le pharaon Ramsès II, pour reprendre la cité
syrienne de Kadesh, conduit son armée de 20 000 hommes (infanterie
et charrerie), échelonnée en 4 "corps" et une troupe
auxiliaire venant du pays d’Amourrou, les Néarins ou
Na'arn, marchant séparément vers Kadesh, en suivant la
route de la côte par la Palestine et le Liban.
Chaque division ou corps d'armée comprend 4 000 fantassins et
500 chars, soit 1 000 hommes supplémentaires.

Représentation de la bataille de Kadesh (origine : http://i26.servimg.com)
Muwatalli, le chef hittite, à la tête d'une grande coalition, tient son armée, comprenant 35 000 hommes d'infanterie et 3500 chars lourds, massée derrière la ville. Il est bien informé de la situation des Egyptiens et émet des fausses nouvelles, le décrivant vers Alep, plus au nord. Ramsès tombe dans le piège, dépêche ses troupes vers Kadesh et installe le camp avec le 1er corps (Amon). Deux éclaireurs hittites sont capturés et dévoilent la situation, trop tard ! L'armée égyptienne est étirée sur 30 km. 2 500 chars, contenant chacun trois hommes, traversent le fleuve et enfoncent le 2ème corps égyptien (Ré) en déplacement, qui est coupé en deux et dont les chars rescapés sèment la panique parmi les soldats de la 1ère division. La charrerie hittite donne l'assaut au camp égyptien. Les Hittites surprennent les défenseurs et se précipitent pour le pillage.
Mais Ramsès a donné les ordres nécessaires : il dépêche un officier pour presser l'arrivée des renforts et lance immédiatement une contre-attaque avec les chars de sa garde et ceux de la division Amon et six fois, il conduit l'offensive et stoppe les Hittites. L'arrivée opportune des chars Néarins, le sens tactique et le courage de Ramsès permettent aux Egyptiens de "retourner la situation". Les renforts égyptiens, les 3ème et 4ème corps (Ptah et Seth) permettent de repousser les chars hittites, d'autant plus que l'infanterie hittite n'a pas bougé. Les Egyptiens attaquent la forteresse de Kadesh, mais la ville tient bon.
Les combats se poursuivent pendant 17 ans. C'est une victoire
tactique pour Ramsès, mais les Hittites gardent la Syrie. Un
traité perpétuel sera signé entre le Hatti et l'Egypte.
La frontière s'établit sur l'Oronte et une longue période
de paix s'ouvre pour l'Egypte.

Captifs représentés par les Egyptiens au temps de Ramsès II à Abu Simbel
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Raphia -217 -
Epoque
Lagide
Raphia ou Rapihiu est une ville de Palestine, au sud de Gaza, actuellement Rafa. Sargon II, l'Assyrien y est vainqueur des Egyptiens en - 720.
La quatrième guerre de Syrie entre Antiochos III le Grand et Ptolémée IV Philopator commence à l'avantage du Séleucide qui profite de la trahison du gouverneur de Coélé-Syrie pour s'en rendre maître. Ayant habilement gagné du temps par la négociation, l'Egypte recrute des mercenaires grecs et faute d'argent ou de mercenaires disponibles, entraîne environ 20 000 égyptiens, paysans et aussi rameurs de la flotte qui participent à l'immense phalange constituant le coeur de cette armée, totalisant environ 70 000 soldats. Les éléphants et la cavalerie sont massés sur les ailes.
La disposition est semblable pour l'armée séleucide qui dispose d'une supériorité pour ces deux types de troupes. Cette armée compte aussi un fort centre comprenant la phalange et les mercenaires grecs. L'effectif total des combattants atteint 62 000 soldats et manque d'homogénéité. Plus mobile, l'armée séleucide a l'initiative, Antiochos a massé sa cavalerie lourde (4 000 cavaliers) sur la droite de son armée et s'est joint à elle. Son plan vise à enfoncer l'aile gauche égyptienne, contourner par l'arrière l'armée ennemie, capturer et tuer Ptolémée.
La bataille commence bien pour le Séleucide. Les éléphants indiens, plus forts et plus nombreux (60 contre 40), enfoncent les éléphants d'Afrique et l'aile gauche lagide déroute. Antiochos se lance à la poursuite de cette aile gauche avec son escadron de cavalerie lourde, croyant avoir aperçu son ennemi dans les fuyards. Ptolémée, en fait se trouve au milieu de son armée et donne l'ordre à son aile droite, commandée par le général Echecratès, d'attaquer l'aile gauche séleucide qu'elle met en déroute. La phalange égyptienne attaque alors son équivalent séleucide déjà aux prises avec la cavalerie et va faire la décision. La phalange séleucide ne tient pas et lorsqu'Antiochos revient après sa folle poursuite, il peut constater la lourde défaite et son armée vaincue.
Le traité qui conclut cette guerre, redonne à
l'Egypte ses possessions syriennes.
Epoque
romaine
La dernière bataille
de l'Egypte pharaonique indépendante est celle que livre
Cléopatre VII et Marc Antoine à Actium contre
Octavien
en - 31
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